Classée X parce qu’excessive, lascive

27/01/2010 à 10:33 | Publié dans Uncategorized | 3 commentaires

Il avait les lèvres chaudes. C’était amusant parce que dans ce froid polaire, moi je n’avais pas envie de mêler mes lèvres aux siennes. Et puis finalement, ça m’avait soulagée. Soulagée du froid, de la journée trop lourde que je venais de passer. Je l’aimais bien, Matthieu, parce qu’il était gentil avec moi. Il m’avait demandé une fois si je l’aimais : bah je sais pas, lui avais-je répondu. J’avais bien vu à sa tête que ce n’était pas exactement ce qu’il attendait. Mais qu’est-ce que j’en savais, de l’amour ?
A la sortie du collège, il avait toujours envie de me raccompagner, de me tenir la main. C’était sympa et puis surtout, ça rendait jalouses toutes les autres filles de la classe. Matthieu n’était pas très beau, mais il était toujours là. A la récré, à la cantine, le matin avant les cours, le soir après les cours. Jamais il ne me laissait tranquille. Ça m’énervait un peu, mais tout le monde trouvait ça génial. Alors je ne disais rien.
Mes parents aussi, ils l’aimaient bien. Ça ne me faisait pas toujours plaisir mais enfin, c’était plus pratique. Je pouvais l’inviter chez moi, sans qu’ils se plaignent. « Comme il est gentil, Matthieu ! Tu devrais lui dire de venir plus souvent. » Comme si je n’avais que ça dans ma vie.
Mais moi ce dont je rêvais, c’était qu’il me serre un peu plus fort. On avait presque quinze ans, on était des grands. C’était bien, de l’embrasser avec la langue. Mais la chaleur de son souffle me donnait envie d’autre chose. Je savais bien qu’il s’agissait de sexe, mais je n’y connaissais rien. Je voulais découvrir un peu, son corps, le mien. Je voulais qu’il me regarde toute nue, dans sa chambre, qu’il me dise des choses que je n’entendais que dans les films. Parfois ça me brûlait le ventre, et je ne savais pas comment lui dire. Lui, il mettait sa tête sur mon épaule, ça avait l’air de lui suffire.
Je lui ai demandé plein de fois si je pouvais dormir chez lui. Il était gêné, il me disait que ses parents ne voulaient pas. Quant aux miens, c’était hors de question : ils me l’avaient dit la première fois qu’ils avaient vu Matthieu. « Il a l’air très sérieux, ton copain, mais il vient juste passer l’après-midi, rien de plus. »
Ça a fini par devenir un problème. Parce que vraiment, il était très gentil. J’aimais bien comme il m’embrassait. Mais j’étais tellement lasse, je voulais tellement autre chose. Et lui qui affichait ce sourire niais dès qu’il me voyait. Je voulais qu’il fasse quelque chose, qu’il m’insulte, me morde, quelque chose ! mais quelque chose de nouveau, de violent, de vivant.
J’insistais tant et si bien qu’un matin, après m’avoir consciencieusement léché le visage pendant les quelques minutes qui me restaient avant le premier cours, il a fini par me lâcher que ses parents seraient absents le vendredi soir qui suivait. Et que je pouvais passer la soirée chez lui, jusqu’à ce que ses parents rentrent et me ramènent chez moi. J’ai souri très fort, j’ai senti que ça lui faisait plaisir.
Le vendredi est arrivé. Mes parents me faisaient la leçon, gentiment, comme si au fond, ils ne s’inquiétaient pas trop. Et puis j’étais une fille sage, bonne élève, toujours agréable. Ils n’avaient aucune raison de s’inquiéter. Ils m’ont déposée à 19h chez Matthieu : il faisait déjà nuit dehors, en ce plein mois de décembre. Quand il m’a ouvert, je crois qu’il a aimé le maquillage que j’avais eu le droit exceptionnellement de mettre, le noir sur les yeux, le rouge sur les lèvres.
Matthieu était un peu gauche, ce soir-là. Il m’a demandé si je voulais de la musique : moi je voulais bien tout. Il a commandé des pizzas, on n’allait pas en plus faire la cuisine. On s’est assis sur son canapé et alors qu’on entendait résonner un album de Linkin Park il a commencé à m’embrasser. C’était très agréable, chaud et doux, comme j’aimais. Mais au bout de quelques minutes, j’avais envie qu’il me touche. J’ai pris ses mains, sans cesser de l’embrasser et je les ai posées sur mes seins. Il a arrêté de bouger quelques secondes et puis il s’est mis à me tripoter, maladroitement (j’étais sa première fille). Je sentais des sensations nouvelles, comme quand je me touchais toute seule, la nuit. J’avais envie de ressentir la même chose dans ses bras.
Je me suis approchée de lui, m’allongeant presque sur son corps, et c’est alors que je l’ai senti — son sexe dressé dans son jean. La sensation m’a électrisée. Ma main est naturellement descendue vers son entrejambe et il a étouffé un grognement quand j’ai commencé à le toucher, sans trop savoir comment.
C’est alors qu’il m’a repoussée, le souffle court, et qu’il m’a dit : « Tu veux bien te déshabiller ? » C’était une envie pressante et en même temps, c’était le même Matthieu un peu gauche qu’auparavant. Si j’avais dit non, il aurait baissé les yeux, aurait ravalé son érection et serait parti chercher un autre CD. Mais moi, j’en avais tellement envie.
J’ai déboutonné mon gilet, et ai passé mon t-shirt par-dessus ma tête. J’avais choisi mon plus beau soutien-gorge, je voulais qu’il le voie ce soir. Il était bleu foncé, maman n’avait pas été trop d’accord quand j’avais voulu l’acheter mais je savais, en regardant Matthieu, que j’avais eu raison. Je l’ai enlevé également, libérant mes deux seins, mon petit 85B d’adolescente, tendus comme jamais.
Matthieu était comme hypnotisé. « A toi », je lui ai dit. Il a replongé ses yeux dans les miens et timidement, a retiré son pull (il n’avait rien en-dessous) et descendu son jean. Comme lui, je restais bloquée sur cette anatomie que je ne connaissais pas. Il portait un boxer complètement déformé par son érection. J’ai trouvé ça beau. J’avais envie de le toucher, le goûter.
J’ai également retiré le bas : un pantalon noir. Je me suis retrouvée en string, sur le canapé de ses parents, et lui m’a dit : « montre-moi tes fesses, s’il te plaît ». Je me suis retournée et j’ai senti ses mains chaudes se poser sur mon cul, alors j’ai commencé moi aussi à respirer plus fort, plus vite. Je sentais sa queue contre ma cuisse et les images défilaient dans ma tête, les pornos que j’avais pu voir, les téléfilms érotiques, mais rien, rien n’était comparable à ce vertige-là, à ce désir qui me prenait tout entière.
Il a promené ses mains sur tout mon corps, il a longuement touché mes seins, avant que je ne me retourne pour toucher à mon tour ce corps nouveau, si différent du mien, si attirant. Je n’ai même pas hésité avant de glisser ma main sous son boxer : c’était chaud, dur comme de la pierre, et doux.
Doucement, j’ai commencé à le branler, à faire des va-et-vient sur son sexe. Il a essayé de bredouiller « attends », mais je n’ai pas compris, et trop tard : il venait d’éjaculer dans son boxer. J’ai senti un liquide chaud et gluant se coller à ma main ; j’ai arrêté de le toucher, pendant qu’il s’étalait sur le canapé, visiblement soulagé. J’ai examiné le liquide blanchâtre qui coulait sur mes doigts, l’ai senti, l’ai goûté. C’était fort, mais très excitant.
Il m’a regardée et m’a dit : « je suis désolé ». Mais ce n’était pas très grave. Il m’a proposé de me faire la même chose, mais au bout de quelques minutes, j’ai compris qu’il ne saurait pas me faire jouir. Je l’ai doucement repoussé, j’ai écarté les cuisses et j’ai commencé à me masturber. Il ne m’a pas quittée des yeux, ce qui je crois m’excitait encore davantage. J’ai fini par jouir un peu bruyamment, parce que j’étais très chaude et aussi parce que je voulais l’impressionner.
Quand il est revenu se coller à moi, j’avais un peu de sueur collée sur le front et j’ai senti qu’il recommençait à bander dans son boxer souillé. Moi, j’étais trempée et il m’a demandé s’il pouvait me mettre un doigt. Au final, il en a mis trois, et les a léchés après coup.
L’heure tournait et j’ai alors compris qu’on ne ferait rien de plus ce soir-là. On n’a pas même eu le temps de se doucher : on a mangé nos pizzas et ses parents sont rentrés. Ils nous ont raconté leur pièce de théâtre, puis m’ont ramenée chez moi, après un dernier baiser d’amoureux.
Dans la voiture, je n’arrêtais pas de sentir mes doigts. Cette odeur-là resterait comme l’aphrodisiaque ultime, de même que l’image de ce boxer qu’il a gardé, plein de son sperme, de son excitation pour moi.
Le lundi suivant, j’étais officiellement une salope et lui, un éjaculateur précoce. Il ne m’a jamais pardonné d’avoir tout raconté. Moi, j’avais enfin une réputation qui me permettrait de coucher avec n’importe qui.

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