Mon sacré, lui avait-elle dit un jour en le déshabillant doucement. Massacrée, lui avait-il répondu intérieurement.

16/11/2010 à 5:03 | Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Une fois n’est pas coutume… j’emprunte ces quelques mots à Albert Cohen, dans le chapitre XVIII de Belle du seigneur. Parce que rarement classique aura été autant malmené, décrié, réduit à un roman d’amour ou pire, de bonne femme. La réalité est que ce roman réussit à intégrer en quelques mille pages tout ce que la littérature a de plus vivant, de plus vibrant. Ariane, en quête de l’absolu amoureux impossible à atteindre, qui se prélasse dans son bain…

remords les cadeaux qu’il m’apporte son bon sourire et moi souvent méchante demander à Dieu un coup de main pour être épouse modèle oh le regard chien quand il commence à être chien quand il me regarde sérieux soucieux chien myope avec des intentions enfin quand il veut se servir de moi affreux ce qui est drôle c’est qu’il éternue quand ça lui vient quand il va faire le chien ça ne manque jamais il éternue deux fois atchoum atchoum et alors je me dis ça y est c’est le chien et je n’y coupe pas il va faire sa gymnastique sur moi et en même temps j’ai envie de rire quand il éternue et en même temps angoisse parce que ça va venir il va monter sur moi une bête dessus une bête dessous mais la dernière fois il a inauguré un système comique il me mordille d’abord ça me fait penser à un pékinois qui joue c’est très désagréable mais pourquoi est-ce que je lui dis pas de pas me mordiller c’est pour pas l’offenser ne ne ne faut dire les ne mais aussi parce que je déguste le grotesque comme dans l’autobus quand je suis envoûtée attirée par un visage affreux alors je le regarde mais c’est peut-être aussi par méchanceté que je le laisse faire parce qu’il est ridicule oh de quel de quel droit cet étranger de quel droit il me fait mal me fait-il mal surtout au début comme un fer rouge oh j’aime pas les hommes ne ne et puis quelle drôle d’idée quelle imbécillité de vouloir introduire ce cette ce cette chose chez quelqu’un d’autre chez quelqu’un qui n’en veut pas à qui ça fait mal c’est du joli les voluptés des romanciers est-ce qu’il y a vraiment des idiotes qui aiment cette horreur oh affreux son haha canin sur moi comment est-ce que ça peut le captiver tellement et en même temps envie de rire quand il bouge sur moi tellement rouge affairé si occupé soucieux les sourcils froncés puis ce haha canin si intéressé est-ce que c’est si palpitant ce va-et-vient c’est c’est comique et puis ça manque de dignité oh il me fait mal cet imbécile et en même temps pitié de lui pauvre studieux qui bouge tellement là-dessus qui se donne tellement de peine et qui ne se doute pas que je le regarde que je le juge je ne veux pas l’humilier en moi-même mais je ne veux pas m’empêcher chaque fois de dire Didi Didi pour battre la mesure pour scander son va-et-vient scander les mouvements du malheureux de dessus scander les mouvements stupides incroyables d’arrière en avant d’avant en arrière si inutiles Didi Didi Didi je répète intérieurement j’ai honte je me déteste c’est un pauvre gentil mais j’y je n’y peux rien et ça dure ça dure lui sur moi Ariane d’Auble on dirait un fou un sauvage oh comme c’est laid pardon je regrette pardon pauvre chou affreux son haha canin mon mariage va canin cana tout ça la faute de mon suicide raté agacée agacée tout le temps et lui se doutant de rien ne ne et moi trop pitié pour lui dire assez filez ça dure ça dure sur moi déshonorée et enfin ça y est c’est l’épilepsie la drôle d’épilepsie du monsieur qui s’occupe des territoires sous mandat il pousse des cris de cannibale sur moi parce que c’est la fin et que ça a l’air de lui plaire beaucoup et puis il tombe près de moi tout essoufflé c’est fini jusqu’à la prochaine fois non pas fini d’ailleurs parce que alors il se colle contre moi tout collant tout poisseux et il me dit des tendresses écœurantes et c’est pire oh j’en ai assez assez de tout assez de ses histoires de promotion cocktails coups de Trafalgar et pourtant touchant le pauvre pur dans sa petite boue un peu d’eau chaude maintenant s’il te plaît assez merci mais il m’agace fais attention chérie il a plu les routes sont glissantes conduis lentement et puis toujours à m’ennuyer que pas assez couverte et puis sa manie de me toucher tout le temps ça m’exaspère déjà il y a les nuits ça devrait suffire et puis se manie de me demander tout le temps conseil […] Papa que je respecte tant Papa affreux sur Maman la maniant aussi comme une bête Papa poussant aussi des cris de chien haha haha comment est-ce possible évidemment tous les gens puisqu’il y a tout le temps des naissances monsieur et madame Turlupin ont la joie de vous faire part de la naissance de leur petite Turlupette quel toupet d’avouer ainsi publiquement et tout le monde trouve naturel convenable cet avis de naissance oui tous font ces horreurs et neuf mois après ils n’ont pas honte de l’annoncer tous même des gens respectables le jour habillés et aussi ces ministres qui font des discours à la Société des Nations sur la paix mondiale de jour ces ministres sont sérieux habillés et la nuit déshabillés ils gigotent sur leurs pauvres femmes mais personne ne semble se douter de cette bouffonnerie et on les écoute sans éclater de rire […]

You will never have me

11/11/2010 à 10:52 | Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Je l’ai rencontrée dans une soirée organisée par des amis. J’y étais allé par hasard, je n’avais pas envie de sortir, envie de voir personne. Ça faisait bien deux mois que je n’avais pas baisé et je pensais, à tort, que la soirée ne serait pas féconde dans ce domaine. Mais finalement, je me suis décidé, probablement parce que je n’avais plus rien à manger et que j’avais envie de boire jusqu’à oublier tout le reste.
Quand je suis entré dans le grand appartement rempli de bobos habillés par Zadig & Voltaire, j’ai eu envie de m’enfuir et puis j’ai vu une bouteille de vodka, et j’ai retrouvé le courage nécessaire aux embrassades obligatoires. J’avais à peine terminé mon premier verre qu’elle est entrée, visiblement elle bien éméchée. J’ai tout de suite remarqué qu’elle n’était pas jolie, mais elle avait de gros seins. Et de longs cheveux roux qui ont immédiatement produit en moi une excitation sexuelle très forte.
Je l’ai un peu observée avant d’oser m’approcher. Elle parlait fort, riait fort. Sa bouche était comme le point central de mon attention, prometteuse, brillante, généreuse sans être vulgaire. Elle, elle était vulgaire. Mais pas ses lèvres. J’ai rebu un coup, et alors qu’elle s’asseyait sur le canapé pour visiblement se servir à son tour, je suis allé m’installer à ses côtés. Elle m’a lancé un drôle de regard, et puis elle a ri, sans que je comprenne pourquoi. Je l’ai saluée, lui ai dit mon nom. Elle n’a pas répondu, elle ne me regardait déjà plus, elle a rempli son verre de whisky, l’a avalé d’un trait, puis s’est finalement tournée de mon côté. « Si ça te dérange pas trop, j’aimerais autant qu’on baise tout de suite. »
Je n’ai pas pu m’empêcher de rire, et je me suis levé pour partir. Bien sûr, elle m’a suivi. J’aurais aimé qu’elle me précède, que je puisse voir son cul moulé dans son jean, que je puisse m’imaginer ses hanches nues et ma langue sur son dos. Je bandais déjà pas mal quand je suis monté dans la voiture.
Je n’avais pas encore démarré, et c’est là qu’elle m’a dit qu’elle voulait me sucer, qu’elle voulait que je jouisse dans sa bouche, là, tout de suite. Ça ne m’a pas mis très à l’aise. Je n’aimais pas l’idée du lieu public, cette rue certes noire où j’étais garé, où on pourrait nous voir. Elle ne m’a pas tellement laissé le choix ; elle s’est penchée sur mon entrejambe, a déboutonné le pantalon. Longuement, elle m’a branlé au travers de mon caleçon. Je me sentais devenir réellement excité quand elle a prestement baissé mon sous-vêtement et s’est jetée sur ma queue. La chaleur de sa bouche était un délice. J’ai failli venir immédiatement mais elle s’est alors dégagée pour me branler à nouveau. Elle a passé sa langue sur mon gland et je savais d’ores et déjà que cette fille serait un de mes meilleurs coups. Elle m’a souri, et me regardait droit dans les yeux.
Là, j’ai réalisé que je ne savais même pas son nom. Et alors qu’elle remettait ma queue dans sa bouche, j’ai éclaboussé sa gorge de foutre. Ça n’a pas eu l’air de la déranger et elle a tout avalé.
Elle m’a fait signe de démarrer et j’avais envie de lui demander son nom, mais je n’ai pas osé.
Lorsqu’on est arrivés chez moi, elle m’a demandé : « On fait ça où ? » J’ai bredouillé que je ne savais pas, alors elle s’est installée sur mon canapé rouge quasiment neuf, a commencé à se déshabiller. Ses gestes étaient mécaniques mais la blancheur de sa peau me rendait dingue. Elle avait quelques taches de rousseur sur les épaules, j’aurais pu passer la nuit à les regarder, les goûter. Quand elle a été nue, elle m’a dit de la rejoindre. Je me suis déshabillé aussi, j’aurais préféré qu’elle s’en occupe mais elle m’attendait sagement et n’avait pas l’air d’avoir envie de ce genre préliminaires. J’ai commencé à l’embrasser, à la toucher, pendant qu’elle recommençait à me branler. Quand elle a senti que je bandais suffisamment, elle m’a repoussé gentiment pour se mettre à quatre pattes. Elle voulait que je la prenne en levrette et j’ai commencé à la caresser, alors elle a tourné la tête et m’a dit : « ne t’emmerde pas avec ces conneries, baise-moi, c’est tout. »
Elle mouillait un peu, je ne savais pas si elle était suffisamment excitée mais la vue de son cul rond et blanc me rendait trop dingue pour que je refuse sa proposition. Sa chatte elle aussi était rousse, cette vue me plaisait beaucoup. J’ai commencé les va-et-vient, et n’ayant jamais été un très grand amant, je savais que j’allais jouir trop vite. Elle, de son côté, ne remuait pas. Sa respiration n’avait pas l’air de s’accélérer, je ne l’entendais pas gémir, pas même dans un souffle. Comme si elle ne réagissait pas.
Rapidement, je n’ai plus pensé à rien, et je l’ai prévenue que j’allais jouir. Elle m’a simplement dit « vas-y », et je me suis laissé aller. Je sentais ses gros seins dans mes mains et l’orgasme a été foudroyant. C’était incroyable l’effet qu’elle me faisait, conjugué à cette longue abstinence qui me permettait de jouir abondamment à plusieurs reprises.
Elle s’est relevée, quasiment comme si de rien n’était, est allée chercher du sopalin pour s’essuyer. Elle n’avait pas l’air de sortir d’une partie de jambes en l’air, pas de rouge aux joues, pas de fine couche de sueur sur son front.
Je me suis hasardé à lui demander si ça lui avait plu, comme un pauvre type qui sent qu’il n’a pas réussi à faire jouir une fille. Elle a ri et m’a répondu : « Je ne fais pas ça pour prendre mon pied. »
J’ai dû avoir l’air étonné. Je ne comprenais pas. « Pourquoi alors ? » Il me semblait inconcevable qu’on baise pour une autre raison que le plaisir.
« Pour avoir le contrôle. »
Et ma frigide rousse est sortie de mon appartement, et de ma vie.

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