I have a dick in my brain, I don’t need to have one between my legs

17/02/2011 à 6:57 | Publié dans Uncategorized | 3 commentaires

A chaque fois je me dis, c’est terminé. Cette fois, j’ai fait le tour de la question. Le sexe, le désir, les spasmes, l’orgasme, le plaisir, les mystères troublants. À chaque nouveau mec rencontré, à chaque nouvelle baise, je me dis que je vais pas retomber pour des idioties pareilles. Le lendemain, c’est vrai que ça me rend folle. Je repense aux odeurs, je repense au sperme séché sur le bas-ventre et j’ai des papillons plein le ventre et la culotte trempée.
Mais il suffit que le temps passe, un peu. Pas beaucoup. Et j’oublie. Je ne comprends plus l’intérêt de la chose. Je crois que la période fatidique c’est deux ou trois semaines. Ouais, au bout de trois semaines je ne comprends vraiment plus ce que j’ai pu lui trouver, à ce mec-là. Ou à un autre. De toute manière ils se ressemblent tous, des corps plus grands que le mien et des mains chaudes qui se baladent sur mes seins et mon ventre, des yeux qui te font croire que tu es magnifique alors que tu sais que tu ne l’es pas.
Méprisables. En fait je les trouve méprisables. Et je me méprise d’autant plus de les aimer et d’avoir besoin d’eux.
Quand je relis certaines conversations (quand le temps a passé et que je sais que je ne tomberais plus dans le panneau), je les trouve ridicules. Ils essaient de m’avoir avec de grands mots, de belles idées. Tous des minables, au fond. Vas-y, dis-le que tu veux me baiser.
Et puis après il y a ceux qui, éventuellement, envisagent une petite vie de couple bien tranquille, qui t’engueulent presque quand tu leur parles de toutes les queues que tu as vu passer. Ceux-là, ce sont peut-être les pires. Parce que tout ce qu’ils souhaitent, eux aussi, c’est de la mettre quelque part, leur queue. Si possible, chez moi. En réalité, c’est un simple instinct de propriété qui les vexe tant dans l’affaire. Ouais, les filles, soyez de bons coups, soyez de bonnes salopes au lit, mais il faut que ce soit inné : c’est tellement plus sympa, une fille vierge, on sait qu’on peut faire pipi dessus et ce sera comme une marque au fer rouge : « c’est à moi ».
Je ne serai jamais à personne. Ils me parlent de possession, parfois. De « m’avoir ». Mais qu’est-ce qu’ils croient ? Qu’ils peuvent me baiser doublement ? jamais, jamais aucun d’eux ne « m’aura » au sens où il l’entend. Ils peuvent crever.
Les réflexions merdiques quand tu mets un tee-shirt trop décolleté. L’indifférence quand tu en mets un qui cache tout. Il faut se résigner à soit ne pas exister, soit exister mais être une personne de seconde zone. J’assume, ce n’est pas grave. « Comment tu fais pour être aussi vulgaire ? » Je ne sais pas, j’ai suivi l’exemple de l’élite masculine peut-être.
Sacro-sainte pénétration, ils se croient forts parce qu’ils ont un morceau de viande entre les jambes avec lequel ils peuvent s’amuser. S’ils savaient que la majorité des femmes n’aiment pas se faire pénétrer, mais qu’elles simulent la jouissance parce que de toute manière, il n’y a que comme ça qu’on leur admettra une vie sexuelle épanouie. Même les plus libérées, qui remplissent des pages de blog avec leurs pseudo-histoires sexuelles vécues, et qui te disent qu’elles adoooorent être prises comme des chiennes sans autre forme de préliminaire. Pauvres demeurées qui ignorent tout de leur propre anatomie et ont préféré s’accommoder de la jouissance masculine, au détriment de la leur.
On en est là, femmes libérées, femmes qui mentent et prétendent aimer le coït comme on nous le présente comme normal. Le sexe oral, mais voyons ce n’est pas du sexe, à peine un jeu de main, un minuscule préliminaire qui ne sert qu’à exciter le fier organe du mâle.
Ce qui me fait le plus chier, c’est de mouiller autant pour leurs conneries. Tristes coïts, triste humanité.

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Ainsi amour inconstamment me mène

02/02/2011 à 10:56 | Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Essai poétique sans prétention, sans forme, sans versification complexe. Rester dans l’instantané, avec les défauts que cela comporte, que l’on sait.

Oh si jamais je te vois Louise
Sache que je ne te méprise
C’est simplement que la mise
A la mine sévèrement grise
Et pourtant l’on me trouve assise
Près d’une rangée de cytise
Mais n’oublie pas petite Louise
Que si ma douleur tu épuises
Je te traînerais jusqu’à l’église
Pour que de mon sang je te baptise
Seulement Louise Louise Louise
Loin de toi et de nous je devise
Tout cela n’est que vaine bêtise
Car à toi il faut que je le dise :
Ma race tu me l’as bien mise.

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