On reste dieu merci à la merci d’une étincelle quelque part à Paris au fin fond du bar d’un hôtel, dès la prochaine vie jurer de se rester fidèles… quelle aventure…

29/06/2011 à 6:36 | Publié dans Uncategorized | 4 commentaires

Je me revois, là, minable. Accrochée à lui, mes yeux plein d’espoir, le bras autour du sien, ma tête qui tangue dangereusement sur son épaule. Complètement ivre, bien sûr. Le regard brillant, vibrant, de celle qui supplie presque. Ne me laisse pas, pas comme ça.
J’approche mon corps du sien, le plus que je peux, et je sais que ma chaleur l’envahit, je sais qu’il en a envie. Déjà, quelques heures plus tôt, sa jambe collée à la mienne sous la table, sa main sur ma cuisse, qui caresse mon genou. Les verres de vin qu’il ne cessait de me verser, la liqueur que je renverse sur sa table d’homme marié qui a cuisiné toute la soirée pour les invitées de sa femme.
Alors que je murmure quelques mots, que je lui dis que j’en ai envie, que je veux qu’il m’embrasse, j’ai déjà oublié ce qui s’est passé auparavant. J’ai oublié les assiettes que j’ai débarrassées pour me retrouver seule avec lui dans la cuisine, j’ai oublié le baiser qu’il m’a volé alors que je minaudais, mes assiettes sales à la main, j’ai oublié le vomi que j’ai laissé dans leurs toilettes et le chewing-gum que j’ai pris juste après parce que je voulais qu’il ait encore envie de m’embrasser, j’ai oublié le SMS de victoire que j’ai envoyé à un prétendant potentiel lui disant que cet homme là avait envie de moi.
Je ne connais que l’instant présent, son canapé, son corps si près du mien, l’indifférence qu’il feint de ressentir à mon contact. Je l’ai vexé, je le sais, je lui ai dit que je ne pouvais pas, que j’aimais trop sa femme, que c’était plus qu’une amie pour moi. Il s’est raidi, s’est détourné de moi, et maintenant ne me touche plus. J’ai pourtant tellement envie de lui, de sa bouche qui sait embrasser, de son corps d’homme et de son odeur qui me rend dingue (d’ailleurs je lui chuchote à l’oreille qu’il sent bon, il a un rire étrange et il me remercie).
Doucement, il se retourne vers moi et recommence à m’embrasser. Je suis soulagée, j’avais peur qu’il ne veuille plus. Ses mains se posent sur mes seins, je crois que c’est ça qui l’a séduit, ce décolleté outrageant que j’ai mis sans même y penser, imaginant une soirée tranquille entre simples amis.
Il dégrafe rapidement mon soutien-gorge, je sens mes seins se libérer et je n’ai plus de volonté, je le veux tout entier alors qu’il m’intime de me taire lorsque mes soupirs se font plus lourds. Une de ses mains caresse mon entrejambe, mais je veux qu’il se souvienne de moi, je veux son goût dans ma bouche et je m’agenouille devant lui. Il retire sa ceinture, et je m’empresse de baisser son pantalon et son boxer. Il bande déjà, lui il n’a pas bu autant que moi. Je le suce pendant de longues minutes, j’ai envie qu’il vienne dans ma bouche, je veux sentir sa virilité dans ma gorge mais c’est alors que d’une main, il m’attire vers lui et c’est naturellement que je retire mon pantalon et ma petite culotte pour me mettre à califourchon sur son corps que je désire maintenant comme une possédée. Il attrape ma taille et me retire mes vêtements, mon tee-shirt, mon soutien-gorge déjà dégrafé, et enfouit sa tête dans mes seins. Ses doigts fouillent à l’intérieur de moi, je suis déjà complètement liquide et je ne veux qu’une chose, sa queue frémissante dans mes entrailles. Je le dirige d’une main et laisse échapper un soupir de soulagement lorsqu’il s’enfonce lentement dans ma chatte. Dans l’obscurité j’entrevois qu’il a les yeux fermés, alors je m’approche de son visage pour l’embrasser à nouveau, sans cesser d’onduler du bassin. Ses doigts ne sont pas en reste et doucement il excite mon clitoris, ce qui ne fait qu’ajouter au plaisir que je sens déjà monter.
L’explosion est muette, il pose un doigt sur ma bouche et je grimace, le souffle coupé par le plaisir qui contracte mon entrejambe.
Les mots ne viennent pas mais j’arrive à bafouiller que je veux qu’il jouisse dans ma bouche. Je m’agenouille de nouveau et en quelques minutes à peine, je sens un jet chaud et visqueux se déverser dans ma gorge. Il gémit fort, je ne l’arrête pas, personne ne nous entendra, tout le monde dort déjà.
Je reviens m’assoir à côté de lui, il a un sourire béat sur le visage. Je constate qu’il avait laissé la télé allumée derrière nous, ça m’étonne, mais rien ne m’importe vraiment à ce moment-là. Je lui dis que je ne comprends pas qu’il trompe une femme pareille. Il me répond que je ne la connais pas vraiment bien et me demande de ne pas lui en parler. Malheureusement, je l’aime trop pour vouloir perdre son amitié. Je ne sais pas s’il me fait confiance, sur le moment je m’en fiche, je veux simplement aller dormir.
En me relevant, je trouve mes seins ridiculeusement gros, sans soutien-gorge. Il me souhaite bonne nuit, et part dormir avec elle.
Le lendemain matin, je prendrai deux aspirines avant de partir vite, avec ma gueule de bois et mes remords.

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