Some girls are not like me

29/04/2012 à 10:59 | Publié dans Uncategorized | Un commentaire

Au détour d’une discussion graveleuse, des propos échangés à la va-vite. « Mais je ne couche pas quand je ne sors pas avec le mec, je ne suis pas une fille comme ça. »
On peut se dire tout ce que l’on veut. Que ce genre de considérations sont dépassées. Qu’à vrai dire, nous sommes toutes des filles comme ça et qu’il n’y a absolument rien à se reprocher, rien à comprendre.
Et pourtant cela fait écho. Je réfléchis aux étreintes, aux baisers. Et je me rends à l’évidence : je n’ai jamais couché avec un homme dont j’étais la compagne officielle, et je n’ai jamais serré un corps que j’aimais.
Je n’ai eu que ce qu’on appelle des aventures, des coups d’un soir, des plans cul, des amitiés câlines, des histoires qui ne comptent pas, des moments sympas à réitérer (ou non), des coups de bite qui laissent des regrets, des coups de reins dont on se souvient à jamais.
J’essaie de me dire que ce n’est pas grave. J’essaie de me dire qu’il y a bien eu des corps pour lesquels j’ai eu de l’affection. Que parfois, il y avait des baisers après l’orgasme, des caresses après l’éjaculation, qu’il ne s’est pas toujours agi de s’endormir lourdement sur l’oreiller après s’être déchargé.
J’essaie de me rappeler la complicité, les fou-rires avant les parties de baise, les sexes qu’on connaît par cœur et dont on anticipe l’érection, la culotte qui se mouille avant d’aller à un rendez-vous parce que le mec qui nous attend est plus beau que n’importe qui.
Je me dis que j’ai partagé des moments sincères et parfois même forts, qu’il y a eu des moments tristes mais également des moments de vie, qu’il y a eu de la peine et de la joie, qu’il y a eu des orgasmes et des coïts mornes, que j’ai connu le paradis aussi bien que l’ennui.
Je sais le soulagement que cela a été de claquer la porte et de ne plus revoir l’inconnu du vendredi soir, je sais la plénitude qui m’envahissait quand je rentrais au petit matin chez moi me remaquiller avant d’aller travailler, je n’oublie pas que je respirais un petit peu mieux quand j’arrivais à dire que décidément non il n’y aurait rien de plus que ces moments de tendresse et de sexe.
Je ne peux pas oublier les parfums qui me hantent encore, ces peaux qui m’ont fait frissonner, l’oubli que j’ai partagé dans des lits propres ou qui sentaient encore mon odeur de la veille, ces mots échangés sur un clavier qui me rendaient vivante malgré la monotonie du quotidien, les SMS qui me faisaient rire et m’empêchaient de me concentrer lorsque j’étais au bureau.
Je me souviens du frisson qui m’a parcourue lorsque j’allais à un rendez-vous et que j’ignorais tout de l’autre, les voix rauques pendant des heures au téléphone à détailler mes vêtements et ce que j’aimais que l’on me fasse, les photos de moi à poil que j’envoyais à ceux qui comptaient spécialement, et l’intense plaisir que j’avais à entendre leurs compliments (moi qui sais être de ces filles dont le physique n’est pas une évidence).
Au milieu de tous mes souvenirs, j’essaie surtout de ne pas me rappeler ces deux garçons pour qui j’aurais tout donné et qui n’ont pas voulu de moi ; à qui je me suis quasiment offerte et qui m’ont refusée, reniée, piétinée. J’essaie de ne plus imaginer le soir quand je me couche à quoi ressembleraient nos étreintes, à quoi ressembleraient leurs corps, et s’ils auraient aimé découvrir le mien, mes seins, mes hanches, les courbes de mes mollets, mon dos creusé par ma cambrure. J’essaie d’oublier leur odeur, qui me hante encore et me frappe parfois avec violence lorsque je la rencontre au détour d’une rue ou d’une rame de métro. Je me force le plus possible à ne pas m’imaginer ce qu’aurait été ma vie avec eux, comment j’aurais vécu en sachant qu’ils étaient là et qu’ils m’aimaient, ce que j’aurais ressenti en les imaginant à m’attendre dans un bistrot — et cette fois, non pas pour jouer le prélude à la recherche d’un hôtel, mais simplement pour se retrouver, se sourire, se toucher, s’embrasser, ne pas se parler et se sentir bien.
Mon imagination ne rend pas justice à ma mémoire : je sais qu’ils n’étaient pas parfaits et qu’ils ne m’ont pas aimée, quand tous les autres ont voulu de moi, m’ont désirée, parfois avec beaucoup d’affection, souvent avec toute l’animalité que je leur réclamais. Je sais que dans dix minutes de coït même raté, il y avait plus de tendresse et de considération que dans les années que j’ai vécues au côté de mes amoureux impossibles, qui ont feint de ne pas voir, qui n’ont pas estimé que je valais la peine de se retourner ou de répondre à un message.
Je suis probablement une fille comme ça, quand d’autres ont connu la tranquillité de l’amour partagé et la bénédiction sociale d’une union qui prétend ne pas se baser uniquement sur la rencontre violente et sensuelle de deux peaux. Et ces hommes qui m’ont désirée, m’ont voulue, m’ont baisée méritent sans doute davantage mes rêveries nocturnes que ceux que j’ai idéalisés comme l’adolescente que je suis parfois encore un peu.

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L’amour physique est sans issue

17/04/2012 à 6:10 | Publié dans Uncategorized | Un commentaire

C’est impossible de dire à quel point j’ai envie de toi. Impossible d’expliquer ce que ça me fait quand je pense à toi, les frissons, l’électrocution délicieuse. Ton image qui s’est imprimée dans mon cerveau, dont je ne me sépare jamais, comme une forme de réconfort à certains moments, comme la seule pensée positive qui puisse m’habiter jamais. Comment te dire les rêves que je fais de toi, comment te dire que je me branle en pensant à toi, plusieurs fois par jour, que tu m’obsèdes — il n’y a pas d’autre mot, au stade où j’en suis. Il n’y a que toi, ton corps d’homme, tes mains d’homme, et j’en crève autant que j’en rêve, et je jouis plus fort, plus vite, mon clitoris est irrité mais je recommence, encore et encore. Quand vient l’orgasme, c’est toujours ton visage dans ma tête, pas tes mains que je vénère, pas ta queue qui me liquéfie, pas ta voix qui est si douce ; non, c’est toujours ton visage, tes yeux sur moi, ton sourire aussi. Ça ne me quitte pas, jamais.
J’ouvre la porte, je sais que tu es derrière, si tu savais ce que je suis fébrile. Si tu ne me baises pas je vais en mourir, tout ça tu ne le sais pas, tu ne le sauras jamais, mais si je ne sens pas ta queue dans ma bouche et dans ma chatte je vais suffoquer et succomber, ne plus me relever et me baigner dans un océan de larmes aussi salées que ton foutre que tu ne m’auras pas donné.
Tu es là, grand, imposant, la barbe que je connaissais déjà, mais ce que je n’anticipais pas, c’est ta mine défaite, tes yeux grand ouverts, tes joues mouillées. Tu chiales derrière ma porte, et je ne sais pas pourquoi, on avait simplement convenu de discuter et de se connaître mieux, peut-être de parler littérature aussi, mais ce n’était pas important. Je sais que tu es marié, et je m’en fous, et je ne comprends pas. J’ai encore plus violemment envie de toi, toi qui ignores pourtant probablement tout de ce désir malade qui m’occupe chaque minute où je suis loin de toi, chaque seconde où je brûle d’être près de toi.
Je ne réfléchis pas et je me jette sur toi, et je t’embrasse. Et je commence à lécher ton visage, doucement, à lécher tes larmes comme on nettoierait la plaie d’un animal blessé, je t’ai plaqué contre le mur du couloir et je me fous que des gens passent par là et me voient en train de lécher la gueule d’un inconnu. Je te veux, je veux te mordre, te manger, j’embrasse, je lèche, je mords, et je sens tes mains qui s’agrippent à ma taille, et je n’ai pas le temps de réfléchir, je veux sécher tes larmes avec ma salive et te voir jouir dans mon cul.
C’est toi qui me repousses, je suis haletante et tu as du rouge à lèvres plein le visage, moi aussi sans doute, tu me pousses dans l’appartement et fermes la porte derrière toi. Et là c’est toi qui viens à moi et tu me bouscules pour m’allonger par terre, dans le petit couloir qui mène à ma chambre. Je veux te faire un signe mais tu mets ta main sur ma bouche, « ferme ta gueule petite pute ». Mes seins montent et descendent au rythme de ma respiration rapide, je n’ai jamais été aussi excitée. Tu t’allonges sur moi en me regardant dans les yeux, je ne bouge plus et je te laisse faire, je veux que tu fasses de moi ce que tu veux. Tu es trop lourd et je manque d’étouffer mais je m’en fous, j’essaie de t’embrasser mais tu me repousses ; sans ménagement tu dégrafes mon chemisier, et tu n’essaies même pas de m’enlever mon soutien-gorge. Tu sors mes seins des balconnets sans ménagement, je ne peux pas dire que tu les lèches non, tu les manges, tu les bouffes, comme on le ferait dans une orgie rabelaisienne, tu me fais mal et je sens que je suis de plus en plus excitée. Je sens le sang taper dans ma chatte et c’est presque douloureux d’avoir tellement envie que tu me prennes.
J’ai eu l’intelligence de mettre une jupe, tu me retires ma culotte rapidement et tu écartes mes jambes avec tes genoux. De ton côté tu n’as même pas enlevé ton pantalon, tu sors juste ta bite, tu ne me demandes pas de te sucer et j’en suis déçue mais je me tais, je vois que tu vas me baiser et c’est tout ce que j’attendais. J’observe ta queue pendant que tu déroules le préservatif, elle est exactement comme je l’imaginais, large et rose, j’aimerais tellement la sentir contre mon palais ; mais déjà tu écartes mes genoux, craches dans ta main avant de constater que tu n’en auras pas besoin. Je suis mouillée comme une pucelle qui va se faire fourrer par son prince charmant, et ça t’amuse, tu rigoles avant de m’enfoncer ta queue jusqu’à la garde. Je crie, mais c’est un soulagement, cela faisait tellement longtemps que j’y pensais. Tu vas et tu viens, j’entends presque Bardot gémir dans mes oreilles, je jouis quasiment immédiatement mais toi tu n’as pas fini et tu imprimes à nos corps un rythme incroyable.
Je veux que tu voies mon cul et que tu le baises lui aussi, je transgresse le silence que tu as exigé pour te supplier : « encule-moi ». Tu t’arrêtes pour me regarder, j’ai peur à cet instant que tu décides de me laisser en plan, mais alors ta main s’insinue sous ma taille pour me retourner. Je ne me fais pas prier et je sens tes mains sur mes deux globes, ton doigt qui glisse le long de ma raie et s’insinue dans mon cul. Instinctivement je l’enfonce un peu plus d’un mouvement de rein ; tu récupères ma mouille et tu en mets deux, et puis trois, et je suis déjà en train de perdre pied quand tu m’encules d’un coup sec. La chevauchée ne durera pas longtemps, tu es sur le point de jouir et tu répands ton sperme dans la capote dans un râle de plaisir (je regretterais longtemps de n’avoir pas senti ton foutre tapisser mon cul).
Tu t’avachis un peu sur moi, le temps de reprendre ton souffle ; je crois que j’ai les yeux exorbités d’avoir joui quatre ou cinq fois en vingt minutes. Quand tu te relèves, tu retires le préservatif que tu jettes à côté de ma culotte. Je suis encore trop faible pour me mettre debout, mais je t’entends distinctement me dire : « J’ai perdu un enfant aujourd’hui, salope. »
Tu claques la porte. Je ne te reverrai jamais.

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